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Mission de terrain et d’écoute, par Nathalie Rey, présidente de PLM

« La première chose qui m’a frappée quand j’ai visité les familles, tant à Tana qu’à Diego, c’est une réelle différence en terme de qualité de vie. Diego est beaucoup moins stressant que la capitale. Il y a de la verdure, des arbres. Il n’y a pas d’encombrements même si la chaleur reste épuisante. A Tana, l’environnement des mamans est plus pauvre, plus dégradé. A la place de la verdure, il y a des murs. Pour autant, les conditions économiques sont les mêmes dans les deux villes.

En dehors des visites dans les familles, j’ai fait des démarches administratives. Notamment auprès de notre banque, la BMOI, filiale du groupe BCP, qui a créé une branche spécialement pour les ONG et les associations comme la nôtre : le bureau de PLM ayant changé, il fallait mettre à jour les signatures du compte. A l’agence, j’ai été très bien accueillie : même la directrice est venue me saluer ! Avant, ce n’était pas le cas. On sent que le contexte a changé : nos interlocuteurs malgaches comprennent que l’argent des donateurs est vraiment un plus pour leur pays. Même de la part d’une petite association comme la nôtre qui transfère quand même dans l’île quelque 100.000 euros par an.

Travaillant encore, je n’ai pas pu rester aussi longtemps que les autres membres de PLM. Aussi, j’avais préparé ma mission sur Diego en amont, avec Cathy Lengagne, responsable d’antenne familles à Diego. Ne pouvant rencontrer l’ensemble des familles accompagnées, nous avions convenu qu’elle identifierait celles qu’elle considérait comme les plus vulnérables. Cathy a ainsi sélectionné une quinzaine de familles en situation de grande difficulté. Je leur ai rendu visite en priorité afin d’évaluer leurs besoins et leur situation. A l’issue de ses rencontres, J’ai transmis un rapport détaillé à Cathy lui permettant de décider des mesures d’accompagnement les plus appropriées.

D’une manière générale, pendant ce séjour, je me suis sentie en mission de réflexion, d’écoute, mais aussi d’organisation. J’ai essayé de comprendre comment travaillent les uns et les autres, de voir s’il y avait des synergies possibles entre Tana et Diego. J’ai pris beaucoup d’informations. J’ai voulu aussi m’initier à la culture malgache. »

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