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A Antananarivo, les étudiants s’initient au planning familial

La sexualité est un sujet parfois difficile à aborder dans les familles malgaches. PLM a donc décidé de mener une campagne de planning familial en direction des mamans et étudiants parrainés. Dans ce cadre, Lalaina, assistante sociale dans l’une des deux antennes de PLM à Antananarivo, a pris l’initiative de lancer des réunions d’information sur ces thématiques.

« J’ai eu cette idée quand j’ai été confrontée au cas de plusieurs étudiantes tombées enceintes pendant le confinement du Covid et obligées d’arrêter leurs études. Parmi elles, il y avait même des élèves de 4e et 3e », raconte Lalaina.

Une première réunion de sensibilisation a été organisée avec des étudiants du groupe de Tana. 15 étudiants sur 35 y ont participé. Parmi eux, six garçons et neuf filles. La journée, animée par une sage-femme et une intervenante sociale, s’est déroulée en deux temps. « Au cours d’une première session consacrée à la sensibilisation à la vie sexuelle, on a abordé la question de la vie sexuelle en général, des comportements, des droits des jeunes… Au cours d’une seconde session, nous avons parlé de planning familial, des différents types de contraception, de leurs avantages… », explique Lalaina.

Les garçons présents ont montré un véritable intérêt. « Ils ont posé de nombreuses questions sur le planning familial, sur la manière d’inciter leurs compagnes à prendre la contraception », observe l’assistante sociale. Ce qui ne veut pas dire que les filles n’étaient pas intéressées ! « Elles sont un peu timides par rapport à la sexualité, timides aussi face à des garçons parfois pressants. Mais après la réunion, elles sont restées et là, elles ont posé des questions », insiste Lalaina.

Le bilan semble donc bénéfique. « Chez nous, à Madagascar, toutes ces questions sont un peu taboues. On ne les aborde pas dans les familles. Pourtant, les enfants ont besoin de parler avec leur entourage des comportements sexuels et, surtout, de la contraception. Les étudiants m’ont dit que c’était une bonne initiative. Et je pense que cela leur a plu », estime Lalaina.

D’autres sujets sont également très importants, comme les problèmes de viols, très nombreux, des droits des enfants… Résultat : d’autres journées de sensibilisation, destinés aux familles, sont prévus en juillet et août prochains avec les mêmes intervenantes. « Pour les enfants, nous commencerons par travailler avec ceux de l’antenne de Léa (l’autre assistance sociale de PLM à Tana). Pour eux, c’est un peu difficile de parler en présence de leurs mamans, ils ont un peu peur ». Y aura-t-il d’autres sessions pour les étudiants, notamment ceux qui étaient absents en avril : « J’attends leurs initiatives », répond Lalaina.

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