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Sur le terrain étudiant, par Sylvie Rey

Avec Chantal M., nous nous sommes partagées le groupe des 34 étudiants d’Antananarivo que nous avons rencontrés individuellement. Ainsi, ce fut nettement moins lourd que lors de mon dernier séjour en 2024 : toute seule, j’avais rencontré… 45 étudiants !

2026, comment vont nos filleuls étudiants à Tana ?
Ces rencontres se sont bien passées. Les jeunes étaient motivés et en bonne santé. Désormais, ils semblent avoir bien intégré les règles du parrainage : les envois d’attestations d’inscription et de leurs résultats semblent rentrés dans les mœurs. Des résultats qui sont d’ailleurs plutôt bons. Ils semblent aussi plutôt contents de leurs études. Donc, pas de problème particulier à signaler.

La présidente des étudiants a changé : Faniry a ainsi succédé à Fiantso. Celle-ci, qui est restée trois ans à son poste, a vraiment fait un très bon boulot. Aujourd’hui, on constate dans ce groupe un réel intérêt pour un travail en commun. La preuve : sur 34 personnes, 11 sont au bureau de l’association. Deux d’entre eux, notamment, s’occupent de la circulation (par quartier) des 12 ordinateurs prêtés aux jeunes.

Je constate que l’organisation générale du groupe a bien fonctionné notamment pour ce qui concerne les cours à l’Alliance française, les stages et les aides diverses (pour les voyages d’études, les soutenances de licence…). Sur place, j’ai été aidée par Léa, notre correspondante à Tana.

Bilan après 7 ans en tant que Responsable d’antenne des étudiants à Tana
Je viens de quitter ma fonction de responsable d’antenne étudiants à Tana après 7 ans d’exercice. Aujourd’hui, est donc, pour moi, venue l’heure du bilan.

Une chose est sûre : tout au long de ces années, cela m’a demandé beaucoup de temps et d’énergie ! Après une vie professionnelle active, cela permet de « vieillir moins vite » .

Les relations personnelles que j’ai nouées avec les jeunes ont été agréables et enrichissantes et globalement, tout s’est bien passé. Il faut savoir composer avec leur culture et avec la visibilité limitée qu’ils ont de leur avenir, en raison de la situation économique et sociale sur l’île, de la corruption…. Dans ce domaine, je n’ai pas franchement vu d’évolution positive. Ce contexte rend l’accès à l’emploi souvent difficile pour les étudiants, même avec un bon diplôme.

Mais malgré tout, je pense que le bilan est positif. Parce qu’entre le bac et la licence, la personnalité des jeunes évolue. Ils s’épanouissent, prennent de l’assurance. Cela a été vraiment intéressant de mieux connaître, à travers eux, ce pays et sa culture, de fréquenter à nouveau des jeunes. Je crois que c’est important, de leur offrir le regard d’un(e) autre adulte que leur maman.

J’ai perçu, enfin, que le groupe des étudiants parrainés -qui se réunit chaque mois- est important pour chacun d’entre eux et les aide dans ce passage de l’adolescence à l’âge adulte. Pour nous, Européens, cela permet d’apprendre à vivre en société.

Je suis donc heureuse de les avoir connus et accompagnés. Et grâce à WhatsApp, je suis certaine que le lien va perdurer avec certains d’entre eux.

Je passe le relais à Nicole, avec confiance, mais pas sans un petit pincement au cœur.

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